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The Jerk
UN VRAI SCHNOCK
De Carl Reiner
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Une famille noire démunie a adopté, en l’acceptant tel qu’il est, Navin R. Johnson (Steve Martin), un crétin hors catégorie. Un beau jour, Navin décide de partir faire sa vie. Il va travailler dans une station-service, dans un parc d’attractions, croiser la route d’un tueur fou (M. Emmet Walsh). Il va connaître la goût de la réussite, mais surtout, rencontrer l’amour, le seul, auprès de Marie Kimble (Bernadette Peters).



POINT DE VUE

Steve MartinThe Jerk est le premier film important du comédien Steve Martin, dont le talent comique avait été remarqué lors de ses apparitions dans l’émission Saturday Night live. Certains de ses sketchs serviront d’ailleurs à l’écriture du film réalisé par l’acteur et réalisateur Carl Reiner. The Jerk ayant été un franc succès, ce fut le début d’une collaboration fructueuse entre Martin et Reiner, puisqu’ils tourneront ensuite ensemble trois autres comédies : Dead Men Don’t Wear Plaid (1982), The Man with Two Brains (1983), et All of Me (1984).
Question intellect, le personnage principal de The Jerk n’a rien à envier à ceux de Forrest Gump (Robert Zemeckis, 1994), ou Dumb & Dumber (Peter et Bobby Farrelly, 1994). Pourtant, sa stupidité ne le rend pas asocial, elle est parfois même éclairée par de brefs éclairs de génie, ce qui lui permettra d’inventer un objet lui assurant la fortune, ne serait-ce que pour un temps. Steve Martin impressionne par sa performance d’idiot congénital. Le personnage joué par Bernadette Peters est son alter ego féminin, tant il ne semble pas tellement plus intelligent ! L’actrice arrive parfaitement à intégrer l’univers fantaisiste de son partenaire, ce qui est un exploit.

Hélas, ce qui est très caractéristique de bien des comédies est applicable à The Jerk. La verve comique s’épuise sensiblement au long du récit, de plus en plus poussif. Les scènes deviennent de moins en moins drôles au fur et à mesure que l’heure tourne, après son ascension inattendue, la déchéance de Navin devient un peu fastidieuse à regarder. C’est donc surtout le début du long-métrage qui surprend favorablement, en particulier lorsque Navin travaille dans une station-service. Un tueur fou (M. Emmet Walsh) le choisit au hasard comme victime et cherche à l’assassiner avec un fusil. Tous les passages avec le tueur qui n’arrête pas de hurler des insultes contre le pauvre Navin, sont véritablement hilarants. De véritables morceaux d’anthologie !