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Monty Python and the Holy Grail
MONTY PYTHON SACRÉ GRAAL !
De Terry Gilliam et Terry Jones
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Arthur (Graham Chapman), roi des Bretons, flanqué de son fidèle écuyer Patsy (Terry Gilliam), part à la recherche de valeureux compagnons d’armes pour siéger à Camelot. Les preux chevaliers Galahad (Michael Palin), Lancelot (John Cleese), Bedevere (Terry Jones) et Robin (Eric Idle) se joignent à lui. N’ayant pas de chevaux, ils voyagent à pied en faisant semblant d’en avoir, tandis que des serviteurs imitent le bruit des sabots en cognant des noix de coco. Dieu étant apparu pour leur confier la mission de trouver le saint Graal, Arthur et ses chevaliers vont vivre de bien curieuses aventures. La plus terrible de leurs épreuves sera certainement le combat contre un terrible lapin mangeur d’hommes.



POINT DE VUE

Terry Jones et Graham ChapmanAprès avoir bien fait rire l’Angleterre du début des années 70 avec la délirante série télévisée Monty Python’s Flying Circus (1969-1974), la troupe des Monty Python, composée des britanniques Eric Idle, John Cleese, Michael Palin, Terry Jones, Graham Chapman (1941-1989), ainsi que de l’américain Terry Gilliam, décida de s’attaquer au cinéma. And Now for Something Completely Different (Ian MacNaughton, 1971) se contenta de compiler plusieurs sketches de Monty Python’s Flying Circus. En revanche, Monty Python and the Holy Grail fut plus original, en parodiant la légende du roi Arthur, sept ans avant qu’Excalibur (John Boorman, 1981) n’en donne une version plus sérieuse. Co-réalisé en six semaines par Terry Gilliam et Terry Jones, le film fut conçu à partir de la modique somme de 229,575 £, en étant principalement financé par Led Zeppelin, Elton John et Pink Floyd, admirateurs du travail des Monty Python. La petite équipe fut forcée de déployer toute son ingéniosité pour pallier le manque d’argent. Il fut convenu de se passer de chevaux, en faisant semblant de cavaler, tout en tapant sur des noix de coco pour simuler le claquement des sabots ! Quant aux côtes de mailles, elles furent avantageusement remplacées par des tricots en laine.

Monty Python and the Holy Grail réussit très intelligemment à lier un ensemble de sketches par une ligne directrice. Après une apparition divine, les chevaliers se séparent pour aller en quête du Saint Graal. Nous est alors narrée l’aventure de chaque chevalier (Galahad, Lancelot, Robin, Arthur accompagné de Bedevere). La plus plaisante à vivre est sans doute celle du chaste Sir Galahad (Michael Palin), puisqu’il se retrouve au château d’Anthrax, seul parmi de jolies donzelles en manque d’affection. A la tête de ces demoiselles peu farouches, on reconnaîtra une habituée de la série Monty Python’s Flying Circus en la personne de l’énergique Carol Cleveland. Robin (Eric Idle) n’hésite pas une seconde à fuir devant un géant à trois têtes, en devant alors subir les railleries de son ménestrel (Neil Innes). Lancelot (John Cleese) se lance dans une inutile expédition commando. Quant à Arthur et Bedevere, ils sont confrontés aux redoutables Chevaliers de Ni, leur interdisant le passage à moins qu’ils ne leur trouvent un jardinet ! N’ayant pas mis la main sur le Graal, tous les hommes se réuniront ensuite pour affronter ensemble un ennemi de taille (un redoutable petit lapin), avant de se retrouver coursés par un dragon (dessiné et animé par Terry Gilliam). Caractéristique remontant à leur série télévisée sur la BBC, chaque Monty Python joue plusieurs rôles dans Monty Python and the Holy Grail. Il en sera de même dans leurs deux autres collaborations : Life of Brian (Terry jones, 1979) et The Meaning of Life (Terry Jones et Terry Gilliam, 1983).