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Opération Goldman
OPÉRATION GOLDMAN
D’Antonio Margheriti
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Avec le capitaine Patricia Flanagan (Diana Lorys), sa supérieure hiérarchique, le lieutenant Harry Sennet (Anthony Eisley), du Département d’État américain, enquête sur des sabotages touchant les fusées en partance pour la lune depuis Cap Kennedy. Ses recherches le mèneront jusqu’à Rehte (Folco Lulli), un homme d’affaires mégalomane qui projette de construire un canon laser sur la lune pour menacer toute vie sur terre et devenir ainsi maître du monde.



POINT DE VUE

Diana LorysDans les années 50, les romans d’espionnage faisaient florès avec notamment les aventures régulières d’OSS 117, Francis Coplan, et James Bond. S’agissant de ce dernier, l’adaptation cinématographique au succès retentissant James Bond 007 contre Dr. No (Terence Young, 1962) a mis feu aux poudres en incitant les studios à sortir des myriades de films d’espions. Conçu avec des fonds italo-espagnols, Opération Goldman fait partie du genre dit Euro Spy, coproduction entre plusieurs pays reposant sur un casting de différentes nationalités, permettant de mieux promouvoir le film dans chaque pays finançant en mettant en évidence la présence de tel ou tel acteur. A l’instar d’Umberto Lenzi, le réalisateur, Antonio Margheriti (1930-2002) s’est essayé à tous les genres en vogue (aventure, western, horreur, science-fiction, Heroic Fantasy), se payant même le luxe de faire un remake de l’un de ses propres films : l’excellent film gothique Danse macabre (1964), dans lequel un écrivain parie qu’il peut passer une nuit dans un château hanté, servant de modèle au bien moins réussi Les fantômes de Hurlevent (1971), agrémenté pourtant de la présence de Michèle Mercier et Klaus Kinski.

Bénéficiant du talent de Margheriti qui avait indéniablement le sens du rythme, Opération Goldman est composé de deux parties distinctes, la rupture de ton le rendant franchement plaisant à suivre. La première penche surtout du côté du film d’aventure et de la comédie policière, avec un duo d’officier (Sennet et sa supérieure hiérarchique), enquêtant sur un réseau de sabotage, tout en ayant le temps de flirter ensemble de façon décontractée. Dans une séquence très réussie, nos héros se retrouveront prisonniers d’un silo se remplissant inexorablement d’eau, une fâcheuse posture que vivront de façon similaire Paul Newman et Gail Strickland quelques années plus tard dans La toile d’araignée (Stuart Rosenberg, 1975).