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Planet Terror
PLANÈTE TERREUR
De Robert Rodriguez
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Dans une petite ville du Texas, une arme biologique expérimentale sous forme de gaz contamine la majeure partie de la population, la transformant rapidement en mutants cannibales et contagieux. Cherry (Rose McGowan), danseuse venant de perdre sa jambe, El Wray (Freddy Rodríguez), son ancien petit ami, Dakota Block (Marley Shelton), une doctoresse ayant un sérieux problème de couple, et quelques autres personnes non infectées doivent se battre pour tenter de s’échapper de l’enfer.



POINT DE VUE

Rose McGowan et Freddy RodríguezSortis en 2007 dans les salles américaines en double programme sous le titre Grindhouse : Death Proof de Quentin Tarantino et Planet Terror de Robert Rodriguez rendent hommage à un cinéma d’exploitation très répandu dans les années 60 et 70. L’image de Death Proof et Planet Terror est volontairement abîmée (rayures de la pellicule, poussières, coupures, simulation que quelques bobines ont été perdues) pour se rapprocher des conditions de projection précaires des petites salles qui diffusaient ce genre de métrages il y a 30 ou 40 ans.

Alors que Death Proof est un thriller bavard, mélangeant le slasher (un tueur traque des jeunes femmes) et le car chase (les poursuites de voitures), Planet Terror est un film d’horreur montrant des humains luttant contre des mutants sanguinaires, pas très éloignés des zombies pullulant dans la filmographie du précurseur George A. Romero, notamment Night of the Living Dead (1968), Dawn of the Dead (1978), Day of the Dead (1985) et Land of the Dead (2005). Outre ce rapport volontaire avec l’œuvre de Romero (Rodriguez fait d’ailleurs jouer un policer très maladroit par Tom Savini, as des effets spéciaux sanglants et vieux complice de Romero), Planet Terror recycle des idées que l’on trouvait auparavant dans The Return of the Living Dead (Dan O’Bannon, 1985) où il est aussi question d’une contamination à partir de gaz toxiques. S’ajoute à cela le concept déjà exploité dans Night of the Comet (Thom Eberhardt, 1984) et 28 Days Later (Danny Boyle, 2002) de militaires retenant captifs, pour des motifs bien personnels, les survivants d’une menace cannibale. Pour l’ambiance poisseuse, Rodriguez est moins proche de l’œuvre du grand John Carpenter que de celle des productions fauchées italiennes de feu Bruno Mattei (1931-2007), dont Virus (1980) et Zombi 3 (1988) manifestaient la prédilection de leur auteur pour le cinéma d’horreur, davantage dans la catégorie Z que B. En ce qui concerne la distribution, le manque de charisme de Freddy Rodríguez, en El Wray le dur à cuire au passé mystérieux, nuit fortement à l’ensemble.