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Guy Piérauld
GUY PIÉRAULD
Comédien
Par Pascal LAFFITTE

Guy Piérauld, comédien très attachant, nous a quittés le 16 juin 2015 à l’âge de 90 ans. Il restera pour beaucoup la voix enchanteresse du lapin Bugs Bunny dans de nombreux dessins animés de la Warner Bros., mais bien sûr, ce n’est qu’une infime partie de son talent.



Don AdamsNé le 5 octobre 1924, issu d’un milieu modeste d’origine italienne, son goût pour la comédie lui était venu à 14 ans en participant à des spectacles scolaires à Lyon, ce qui le mènera après-guerre à passer professionnel après une formation au Centre de l’Est de Colmar.
Au théâtre, il jouera dans de nombreuses pièces classiques, tandis que malheureusement, le cinéma ne lui proposera tout au long de sa carrière que des petits rôles, parfois sous la direction d’excellents réalisateurs comme Philippe de Broca, Henri Decoin, Edouard Molinaro, François Truffaut, Alain Resnais et Yves Robert. Pour la télévision, il trouvera aussi un regain de popularité dans les années 90 dans Le miel et les abeilles (1992-1997), série produite par AB Productions, où il tenait le rôle récurrent de Monsieur Albert Granpied.
Mais c’est surtout dans le domaine de la synchro, à partir de la fin des années 50-début des années 60, qu’il se démarquera.

En effet, parler de Guy Piérauld, c’est forcément évoquer une voix très particulière, aiguë et éraillée, résultat d’une corde vocale cassée à 17 ans. Elle lui permettra notamment de doubler Bugs Bunny pour Warner à partir des années 60 jusqu’aux années 80.
Dans les programmes pour enfants, Guy Piérauld fera des merveilles en prêtant sa voix à Kiri le clown itinérant, Woody Woodpecker le pic-vert déjanté des studios Walter Lantz, mais aussi au Sergent Petit-Pois et au peureux pilote Looping dans les dessins animés Hanna-Barbera Les fous du volants et Satanas et Diabolo.
Pour le petit-écran, il doublera l’agent secret crétin et gaffeur Maxwell Smart, incarné par Don Adams dans la série Max la menace (1965-1970), il racontait à ce sujet avoir renforcé dans la version française le côté comique du personnage qu’il trouvait un peu austère dans la version originale.