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Jean-François Laley (c) La Gazette du doublage
JEAN-FRANCOIS LALEY
Comédien

Entretien réalisé
le 5 mars 2016
par François JUSTAMAND
assisté de Marie-Anne GARROUTY

Remerciements à Marie-Martine


Ingénieur de formation, Jean-François Laley s’est rapidement tourné vers le métier de comédien. Du théâtre à la télévision, en passant par le cinéma et même par la chanson, cet aventurier a touché à toutes les facettes de la carrière d’artiste. Au doublage, dès 1945, il a doublé de grands acteurs : Rex Harrison, Charles Boyer, James Mason... On se rappelle aussi de lui dans le rôle du commissaire Gordon de la série Batman de 1967. Rencontre avec un homme franc et plein d’humour.



La Gazette du doublage : Quels parcours avez-vous suivi pour devenir comédien ?

Jean-François Laley (DR) Jean-François Laley : Tout d’abord, je suis né le 10 novembre 1921 à Paris, dans le 15ème arrondissement. Pendant l’exode, en 1942, j’ai rencontré Pierre Brasseur qui était en tournée en Corrèze et cela m’a donné l’idée de faire du théâtre. A mon retour à Paris, j’ai abandonné cette idée car je suivais une formation d’ingénieur des Arts et métiers qui m’ont conduit ensuite vers l’industrie, dans les bureaux d’études. Puis, à partir de 1944, le travail en bureaux d’études me paraissait étouffant ; j’avais tenté plusieurs circuits : chez Citroën dans les aciers spéciaux, la précision mécanique dans des études de micrométrie, et finalement c’était moins drôle que dans le spectacle ! (sourire). Le spectacle m’a fait abandonné l’industrie complètement. Si ce n’est que plus tard, vers 1948, après avoir travaillé 6 mois comme comédien à Radio Rabat au Maroc, j’ai repris temporairement dans les forages de pétrole, à l’Institut français du pétrole car je voulais voir ce que c’était. Je n’étais plus ingénieur alors mais simple stagiaire. Sinon, après la Libération, je suis allé suivre les cours d’une école du Cinéma, l’IDHEC, rue Pierre Demours, dans le 17ème à Paris, avec mon camarade Marc Cassot.
Plus tard, pendant deux ans, vers 1958-60, j’ai de nouveau arrêté le métier de comédien, et suis parti à New York, aux Nations Unis. Une relation m’avait proposé un poste de directeur de la section européenne de télévision. C’était intéressant.
Vers 1960 j’ai aussi eu la chance de pouvoir faire le tour du monde avec ma guitare sous le bras, pour chanter de Tahiti au Japon, en passant par la Jamaïque et la Thaïlande… Je débarquais dans chaque ville et je trouvais des contrats, souvent au hasard des rencontres, C’était amusant ! J’avais 150 chansons à mon actif ; des chansons de Brassens, de Brel, de Ferré. Je chantais aussi en russe, en espagnol… Pendant que j’étais à New York, j’avais chanté aussi à Harlem dans des boîte de Jazz.