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André Norévo
et Gaby Wagner

Comédiens

par Greg PHILIP
et François JUSTAMAND

Remerciements au site
Les Gens du cinéma,
aux Archives françaises du film
à Rémi CAREMEL,
à Maurice LE BORGNE,
et à Karina A. FUSTER


André Norévo est un des pionniers du doublage au début des années 30, tout d’abord comme comédien (il prête sa voix à Errol Flynn) puis aussi comme directeur artistique. En 1941, il épouse la comédienne Gaby Wagner qu’il dirige au doublage dans Ma femme est une sorcière (elle prête sa voix à Veronica Lake). Après la guerre, ils partent pour l’Argentine où ils font carrière...



André Norévo (DR) De son vrai nom, André Henri Véron, le comédien, directeur artistique et gérant de société de doublage, André Norévo est né le 17 février 1910 à Sóc Trăng en Indochine.
Etudiant en droit, il compose et rêve de faire entendre ses compositions à Ted Lewis un chanteur et musicien américain célèbre. Afin de le rencontrer, il se fait engager comme téléphoniste sur le "Paris" pour New York et réussit à vendre des chansons. A son retour, il est choisi pour être le narrateur dans la version française de La symphonie de la forêt vierge d’August Brückner en 1931 chez Apollon Film. Il suivra alors André Rigaud, l’adaptateur du texte, dans bien des projets au cours des années 30, où il prête sa voix à plusieurs vedettes américaines de l’époque dont Lew Ayres dans Cabaret du soir (1932), Clyde Beatty dans La Grande cage (1933), Errol Flynn dans Capitaine Blood (1935), Frank Lawton dans Le Rayon invisible (1936), George Brent dans La Bataille de l’or (1938), Robert Montgomery, et aux vedettes allemandes également comme Gustav Froelich, souvent pour la société Rythmographie qui enregistrait aux studios Eclair d’Epinay avec une bande rythmo telle qu’on la connaît encore aujourd’hui. Il écrit aussi parfois lui-même les adaptations : on retrouve son nom en 1935 pour le texte de deux documentaires : un sur Florence de Ubaldo Magnaghi et Gianni Francolini, et Malheur aux vaincus, sorti la même année.
Il gère ensuite sa propre société de doublage avec Richard Heinz (Richard Heinz et André Norévo SARL) et dirige notamment la synchro du film Le Roi du bluff (1936), Le secret de Stamboul (1937), Un drame à Hollywood (1937), et Gunga Din (1939).
Touche-à-tout, il compose également, en compagnie de Georges Van Parys, la musique du court métrage de 1936 Un quart d’heure dans une vieille ville, une promenade à Laon.
On le voit aussi apparaître à l’écran dans le court métrage de 1937 Cent Contre Un où il partage l’écran avec Ruffy, Jean Guilton, Georges Hubert et Annette Doria.