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High Lonesome
LA VALLÉE DU SOLITAIRE
D’Alan Le May
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Après s’être enfui du ranch où son oncle le maltraitait, le jeune Cooncat (John Drew Barrymore) arrive à Big Bend, dans le Texas. Obligé de voler pour se nourrir, il se fait attraper et est aussitôt accusé du meurtre des parents de Pat Farrell (John Archer) qui vient de se produire. Il clame son innocence en affirmant que les coupables sont deux hommes, croisés sur sa route, qu’il arrive à décrire précisément. L’un ne se départit jamais d’un sourire malsain, tandis que l’autre a un accent cajun. Ces individus étant censés être morts depuis quinze ans, personne ne croit Cooncat, sauf la jolie Meagan (Lois Butler), fille d’un riche propriétaire local.



POINT DE VUE

John Drew BarrymoreLa vallée du solitaire est l’unique film réalisé par Alan Le May, auteur notamment de deux romans adaptés au cinéma : La prisonnière du désert (John Ford, 1956) et Le vent de la plaine (John Huston, 1960). Pour la mise en scène, il est possible que Le May ait été aidé par George Templeton, avec qui il avait fondé une compagnie de production le temps de deux westerns, le second, Les cavaliers du crépuscule (1950), ayant été dirigé par Templeton.

Le scénario de La vallée du solitaire, également rédigé par Le May, est prenant, grâce à un mélange des genres. Il est tout d’abord à l’orée du fantastique, puisque Cooncat, le héros inexpérimenté, jure son innocence en soutenant que les meurtres dont on l’accuse ont été commis par deux hommes… réputés morts depuis quinze ans. Un ressort presque comique du film, visant à faire douter de la sanité d’esprit du jeune homme, consiste à montrer à plusieurs reprises les deux “fantômes” dans le champ de vision de Cooncat, pour évidemment les faire disparaître chaque fois qu’il essaye de montrer leur présence à son entourage.

Lois ButlerLa vallée du solitaire paye aussi son tribut au film noir, avec son flashback dans lequel Cooncat raconte comment il en est arrivé à être soupçonné de meurtre. Il s’apparente en cela à La vallée de la peur (Raoul Walsh, 1947), autre western mêlant des aspects du film noir et du drame psychologique, dans lequel Robert Mitchum incarnait un personnage aussi tourmenté que Cooncat. Le récit est densifié par le fait que le mystère entourant Cooncat ravive une bataille de barrières entre éleveurs de bétail, un thème traditionnel du western, développé dans L’homme qui n’a pas d’étoile (King Vidor, 1955).

A l’instar de l’accusé à tort de Jeune et innocent (Alfred Hitchcock, 1937), Cooncat va être aidé dans sa quête de vérité par une jeune femme s’éprenant de lui tout en étant la seule à le croire. Au début, l’interprétation de John Drew Barrymore laisse augurer le pire, son visage crispé et grimaçant semblant ne pourvoir exprimer qu’une palette des plus limitées d’expressions. Cependant, son jeu s’améliore progressivement en le rendant supportable. Issu d’une célèbre lignée de comédiens (fils de John Barrymore, père de Drew Barrymore), John Drew Barrymore aura un parcours tristement chaotique, acteur moins talentueux que son père mais tout autant alcoolique, il finira sa vie en reclus à la limite de la clochardisation.

Chill WillsSi sa manière de jouer ne convainc pas entièrement, Barrymore est soutenu dans La vallée du solitaire par des interprétations très honorables, en particulier de Chill Wills et Jack Elam. Le premier, du côté des bons, compose le cuistot du ranch dans lequel Coocat est recueilli. Vu dans bon nombre de westerns, Wills fera aussi la voix de la mule Francis dans la série de comédies Francis the Talking Mule (1950-1955), dans lesquelles un Donald O’Connor un tantinet crétin, était le seul à entendre parler l’équidé philosophe. Elam, le second, du côté des méchants, est reconnaissable entre mille à cause de son strabisme divergent, le condamnant à ne pratiquement interpréter que des types peu recommandables, durant toute sa longue carrière.

IMAGE ET SON

Compte tenu de l’ancienneté du film, l’image en couleur est satisfaisante, même si elle est parfois traversée par des impuretés telles que des traces blanches. Seule la version originale sous-titrée est disponible. Les sous-titres sont amovibles.






SUPPLÉMENTS DE L’ÉDITION DVD

La grande solitude (durée : 22’03’’)
Dans cet entretien, Georges Ramaïoli, dessinateur et scénariste de bandes dessinées, commence par retracer la carrière d’Alan Le May. Il émet d’ailleurs quelques doutes sur le fait que Le May soit véritablement le réalisateur de La vallée du solitaire, comme indiqué plus haut. Puis Ramaïoli revient sur les parcours respectifs de John Drew Barrymore, Chill Wills, John Archer, Lois Butler, Kristine Miller et Basil Ruysdael.

Diaporama (durée : 1’11’’)

Films-annonces de la collection Western
L’ultime chevauchée en version originale anglaise (durée : 2’15’’)
La vallée du solitaire en version originale anglaise (durée : 1’25’’)
Fort Invincible en version sans paroles (durée : 1’23’’)
Le fier rebelle en version française (durée : 1’41’’)
L’attaque de Fort Douglas en version française (durée : 1’06’’)



 


Titre original : High Lonesome
Titre français : La vallée du solitaire
Réalisateur : Alan Le May
Acteurs : John Archer, John Drew Barrymore, Lois Butler, Chill Wills
Durée : 77’03’’
Suppléments : bandes-annonces, diaporama, entretien
Zone : 2
Editeur : Artus Films
Année du film : 1950
Format image : 1.37:1, couleur
Langue : anglais
Sous-titrage : français (amovible)
Son : Dolby Digital Mono 2.0

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