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Gungala la pantera nuda
GUNGALA, LA PANTHÈRE NUE
De Ruggero Deodato
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Une compagnie d’assurance charge un groupe d’aventuriers de retrouver une jeune héritière, dont l’avion s’est écrasé dans la jungle quelques années auparavant. L’héritage ne sera partagé que lorsque la disparue aura été retrouvée morte ou vive. Sa cousine Julie Frederich (Micaela Pignatelli) fait partie de l’expédition avec son ami John Morton (Angelo Infanti) et l’ingénieur Chandler (Jeff Tangen). Or l’héritière en question n’est autre que Gungala, ayant grandi en pleine nature avec des animaux sauvages et craint par les tribus comme déesse blanche, dont le diamant autour du cou lui assure l’immunité. Un espion arabe (Alberto Terrani), sous prétexte d’unifier l’Afrique, sème le trouble parmi les peuplades, rendant difficile la mission des envoyés de la compagnie.



POINT DE VUE

Kitty SwanGungala, la vierge de la jungle (Romano Ferrara, 1967) ayant été un succès commercial, une suite est réalisée un an après. Ferrara se contente cette-fois de rédiger le scénario, tandis que Ruggero Deodato met en scène l’un de ses premiers films. C’est également sa première incursion dans les aventures en pleine jungle, le cinéaste acquerra ensuite une certaine notoriété durant les décennies suivantes, avec des œuvres horrifiques telles que Le dernier monde cannibale (1977), Cannibal Holocaust (1980) et Amazonia : La jungle blanche (1985). Deodato ayant pu tourner 10 jours au Kenya, Gungala, la panthère nue bénéficie d’une belle photographie, mettant bien en valeur la superbe de la sauvageonne, filmée au téléobjectif, courant déshabillée dans la savane.

L’adorable Kitty Swan reprend son rôle de Gungala, en s’effeuillant nettement moins que dans le précédent épisode, tandis que Micaela Pignatelli et l’actrice jouant l’indigène Safimagi (qui, curieusement, n’est pas créditée) assurent davantage le quota nudité. L’ingénieur Chandler revient après Gungala, la vierge de la jungle, à ceci près qu’il est incarné par un autre acteur (Conrad Loth laisse place à Jeff Tangen, qui a constamment l’air dans les vapes), et que sa personnalité est différente, puisqu’il se rapproche dorénavant plus du méchant de service que de l’aventurier vertueux. Cette histoire de chasse à l’héritière, fait bien sûr penser aux origines de Lord Greystoke, alias Tarzan, mais s’apparente aussi à la trame de Liane la sauvageonne (Eduard von Borsody, 1956). Peu après Gungala, la panthère nue, le comico-érotique Tarzana, sexe sauvage (Guido Malatesta, 1969) aura également un scénario bien similaire.

Micaela PignatelliGungala, la vierge de la jungle était loin d’être un bon spectacle, sa suite ne l’est pas davantage, quoique proposant plus de mouvement et moins de dialogues soporifiques. L’héroïne qui auparavant ne s’exprimait que par des grognements, apprend cette fois à parler un peu, en sachant maintenant prononcer son prénom et celui de John. Elle prend bien plus part à l’action, en montant notamment un éléphant (d’Asie), pour semer la panique dans un village, avant l’exécution des aventuriers retenus prisonniers.

On remarque que Gungala, la panthère nue monte hélas d’un cran dans les clichés et les facilités par rapport au métrage précédent, lorsque la fille de la jungle prépare un piège à des guerriers africains, en tendant une liane entre deux arbres, pour tous les faire tomber ! Pour parachever leur déconfiture, les pauvres diables reçoivent ensuite sur la cafetière des noix de coco et un tronc d’arbre, respectivement lancés par un chimpanzé et un éléphant (d’Afrique cette-fois-ci).

Angelo InfantiAutre mauvais point par rapport à Gungala, la vierge de la jungle, une surenchère de moments censés être romantiques (enfin, on suppose), mais qui sombrent dans le grotesque. Morton essaye de faire comprendre à Gungala qu’il doit prendre des photos d’elle, afin de prouver son existence, et la séance se transforme en séance-photo pour mannequin de mode ! Et que dire du passage où Gungala agrémente la coiffure de Morton… avec un serre-tête en peaux de bananes ! Encore une fois, la douce Kitty Swan est le principal attrait du film et sa fraicheur évite la sensation de perdre son temps.

IMAGE ET SON

Comme celle de Gungala, la vierge de la jungle, l’image de Gungala, la panthère nue est vive et colorée. L’unique piste audio est la version originale italienne, avec des sous-titres français amovibles. Il est fort probable que le film n’ait jamais été doublé en français.






SUPPLÉMENTS DE L’ÉDITION DVD

La sauvage et la panthère (durée : 25’59’’)
Interviewé par Federico Caddeo, Ruggero Deodato se souvient du tournage de Gungala, la panthère nue, qu’il considère comme son premier film officiel.

Diaporama (durée : 1’36’’)

Films-annonces de la collection Filles de la jungle
Gungala, la vierge de la jungle en version sans paroles (durée : 1’25’’)
Gungala, la panthère nue en version sans paroles (durée : 2’50’’)



 


Titre original : Gungala la pantera nuda
Titre français : Gungala, la panthère nue
Réalisateur : Ruggero Deodato
Acteurs : Angelo Infanti, Micaella Pignatelli, Kitty Swan, Jeff Tangen
Durée : 84’52’’
Suppléments : entretien, bandes-annonces, diaporama
Zone : 2
Editeur : Artus Films
Année du film : 1968
Format image : 2.35:1, couleur
Langue : italien
Sous-titrage : français (amovible)
Son : Dolby Digital Mono 2.0

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