PARLER DE CINEMA EN ECLAIREUR
Question de méthode
sur Sleepy Hollow de Tim Burton, Délits Flagrants
de Raymond Depardon et Les yeux sans visage de Georges
Franju
Le contenu de l'intervention dépend toujours de ce qui
a déjà été abordé ou pas en classe avec l'enseignant et
du niveau des élèves. Une prise de contact avec l'enseignant
avant ma venue, mais aussi les premières questions que je
pose sur le film me permettent d'orienter l'intervention.
Il s'agit toujours pour moi, au fond, et quel que soit le
film, de parler de cinéma.
L'intervention est un constant aller-retour entre les élèves
et le film. Je joue le rôle d'éclaireur, cherche à établir
un dialogue entre les élèves et le film, pour leur permettre
de découvrir ce qu'ils n'auraient pas forcément vu. Par
un jeu de questions réponses, il s'agit d'obtenir une participation
de la classe.
Laisser de côté les opinions (bonnes ou mauvaises) de chacun,
pour aborder de front le film, dans un premier temps dans
son ensemble, à travers le scénario, l'histoire et la structure
du récit, l'évolution des personnages, et dans un second
temps, plus précisément, à travers l'analyse d'une séquence
ou d'un point particulier à l'œuvre.
Quelques pistes de réflexions pour chaque film, (encore
à développer) sur la notion de genre, la dramaturgie, les
personnages, la question du point de vue, les thèmes.
Sleepy Hollow
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Réflexion sur le genre :
est-ce un film d'horreur, un film fantastique, un film policier,
voire mélodrame, un film de cinéphile ou tout ça à la fois
? Il faut discuter de l'univers personnel de Tim Burton
(jamais loin du conte noir) à travers quelques extraits
d'autres films du cinéaste et relever la pertinence de son
œuvre, le fil rouge de sa création..
La dramaturgie : une histoire bien mince (une intrigue
policière), mais un récit complexe (multiplication des points
de vue, plusieurs niveaux: réalité, légende, magie, rêves
et souvenirs).