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Objectif Cinéma
: Comment la célèbrissime
première scène du film a-t-elle vu le jour ?
Donn A. Pennebaker : Il était
prévu que je rencontre Dylan et Neuwirth dans un bar
du Village. Je me suis rendu au rendez-vous, et c’est là
que Bob m’a parlé de cette idée qu’il avait
de mettre des bribes de paroles de " Subterranean
Homesick Blues " sur des cartons qu’il jetterait
à mesure que la chanson avancerait. J’ai trouvé
que c’était une trouvaille géniale, et vers
la fin de notre séjour à Londres, nous avons
dessiné les cartons, et nous sommes allés dans
une petite rue derrière l’hôtel où nous
avons tourné cette scène. Après
coup, je n’ai pas vraiment su quoi en faire et en tout cas,
je ne pensais pas commencer le film sur cette séquence.
Je pensais qu’il valait mieux d’abord montrer Dylan sur scène,
afin que le public sache à qui il avait affaire, qui
était cet homme auquel il était censé
s’intéresser. Dans mon esprit, ce genre d’introduction
était nécessaire et devait absolument précéder
la scène des cartons.
Objectif Cinéma
: Dans la mesure où
chacun se met plus ou moins en scène dans la vie, comment
accéder à une vérité documentaire ?
Donn A. Pennebaker
: C’est le problème du comportement d’un groupe, qui
est aussi imprévisible que celui d’une meute de loups.
On ne peut pas savoir à l’avance à quelle genre
de dynamique on va être confronté et en tant
que cameraman, il faut tenter de se rendre aussi invisible
que possible, sinon on ne filme que du faux. Si je tourne
un documentaire sur un candidat à une élection
ou un artiste sur scène, je sais qu’ils seront trop
concentrés sur ce qu’ont à faire pour se rendre
compte de ma présence. Les choses sont différentes
dans les moments de pure intimité, mais dans ce cas,
la caméra devient un ami, un confident, et le sujet
filmé ne joue pas un rôle. La caméra n’est
pas un obstacle à la vérité, sauf si
on la rend trop voyante, trop omniprésente. Les gens
sont conscients qu’elle tourne, mais ne se mettent pas forcément
à faire un numéro, et même s’ils le font,
cela ne pose pas problème. Si vous pensez que Dylan
joue un rôle d’un bout à l’autre de Don’t
Look Back, cela ne remet rien en cause : on est toujours
dans son intimité, on apprend à le connaître
malgré tout. Le public est capable de gérer
ce genre d’ambiguïtés.
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2001 Down From The Mountain (concert
des musiciens de O' Brother)
2001 Startup.com
(docu sur une Start Up pendant la nouvelle
économie)
1998 Searching for
Jimi Hendrix (rééditions de
Hendrix)
1998 Moon Over Broadway
(Le Broadway Show avec Carol Burnett)
1998 Bessie (portrait
de la choregraphe Bessie Schonberg)
1997 Victoria Williams
- Happy Come Home (portrait du musicien)
1993 The War Room
(campagne de Clinton's en 1992)
1992 Branford Marsalis
- The Music Tells You (en tournée)
1991 Little Richard
(concert de 1969 au Toronto Rock and Roll Revival)
1991 Comin' Home
(Janis Joplin et Big Brother and the Holding Company)
1990 Jerry Lee Lewis
(portrait musical du chanteur)
1989 Depeche Mode
101 (documentaire sur la tournée du
groupe)
1988 Sweet Toronto
(Lennon & Yoko au Toronto Rock & Roll
Revival)
1987 Suzanne Vega
(portrait de la chanteuse et songwriter)
1986 Shake - Otis
at Monterey (concert de Redding en 1967)
1985 Jimi Plays Monterey
(début triomphant au Montery Pop Festival)
1983 Krapp's Last
Tape (Jack MaCowran in The Alan Schneider's
show)
1983 Dance (célébration
de la danse par les Black America avec Alvin Ailey)
1981 Rockaby Billie
Whitelaw (pièce de Samuel Beckett)
1980 Elliot Carter
at Buffalo (portrait du compositeur)
1979 Town Bloody
Hall (Mailer et Greer's au Women's Lib debat)
1978 The Energy War
(combat du sénat américain envers
Carter)
1972 Keep On Rockin
(Berry, Little Richard, Lee-Lewis & Diddley
àToronto)
1973 Ziggy Stardust
and the Spiders from Mars
1971 One PM (à
propos du film incomplet One American Movie 1AM)
1970 Alice Cooper
(en 1969 au Toronto Rock and Roll Revival concert)
1970 Queen of Apollo
(le New Orleans Mardi Gras Ball avec R. Leacock)
1970 Company : Original
Cast Album (Elaine Stritch en enregistrment)
1968 Two American
Audiences (à propos de la réalisation,
de la politique)
1968 Chiefs 1968
(convention des chefs de Police)
1968 Un Film Comme
Les Autres (film rare de Godard sur 1968)
1968 Rainforest Merce
Cunningham Ballet (déco de Andy Warhol)
1968 Hickory Hill
(Show animalier de Plimpton's au Kennedy's estate)
1967 Monterey Pop
(festival avec Hendrix, Joplin, Shankar et The
Mamas)
1966 Dont Look Back
(portrait de Bob Dylan)
1964 You're Nobody
Till Somebody Loves You (mariage de T. Leary)
1964 Campaign Manager
(Grenier : manager de la campagne républicaine)
1964 Jingle Bells
(Robert Kennedy & Sammy Davis Jr. Célèbrent
Noël)
1964 Lambert &
Co (audition pour la RCA)
1963 Happy Mother's
Day (naissances des quintuplés Fischer)
1965 A Stravinsky
Portrait (à propos de créativité
et de son travail)
1960 Anatomy of Cindy
Fink (portrait de l’audition d’une danseuse
de jazz)
1959 Opening in Moscow
(impressions sous le régime de Krushchev)
1954 Baby Pennebaker's
first cinema verité film (portrait
de sa fille)
1953 Daybreak Express
(voyage d’un métro sur une chanson d'Ellington)
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